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En bonne forme - Renouveau et oecuménisme   

frères en marche – Revue missionnaire des Capucins suisses

Chères lectrices, chers lecteurs

Le dimanche des Rameaux, nous avons eu à table un échange sur les changements opérés durant la Semaine Sainte, suite à la réforme liturgique sous Pie XII, dans les années cinquante. Aussi le renouveau est un acquis incontesté. Qui ne s’en réjouirait pas?

Le 5e centenaire de la Réforme de Martin Luther nous donne l’occasion de souligner les points positifs de ce mouvement qui au départ ne cherchait pas la séparation. Le Pape François nous presse à examiner l’histoire ensemble et nous libérer des préjugés. Il dit à l’occasion d’un congrès: «Parler de Luther, catholiques et protestants ensemble, c’est toucher vraiment du doigt les fruits de l’Esprit Saint qui surpasse toutes les barrières et transforme les conflits en occasion de croissance dans la communion.»

La Réforme a été précédée de mouvements évangéliques qui tenaient à plus d’authenticité évangélique comme celui de Valdès à Lyon et celui de François d’Assise pour réformer l’Eglise de l’intérieur. Nous évoquons aussi le rôle de Frère Nicolas de Flue qui, au 15ième siècle, nous a fait comprendre que la religion ne nous instrumentalise pas mais fait de nous des artisans de paix au sein de nos sociétés humaines. Ce médiateur fort perspicace qui s’est retiré pour mener une vie érémitique, nous apprend entre autres à composer avec les données nouvelles de notre société comme l’accueil des réfugiés. Nous sommes une Eglise en réforme. Le Pape s’y engage en premier lieu.

Aujourd’hui, n’ayons pas peur de nous réformer pour embrasser notre monde qui nous lance un défi, à nous chrétiens, à savoir à rechercher et vivre l’unité dans la diversité des confessions et à reconnaître les religions comme facteurs de communion fraternelle. Celui qui nous envoie les uns aux autres, de toute race, langue et peuple, pour y être levain dans la pâte, nous en donne aussi l’énergie pour nous renouveler et nous réformer.

Bon été et au prochain numéro!

Fr. Bernard Maillard, rédacteur