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L'art chrétien dans le monde: Inculturation réussie ou kitsch?   

frères en marche – Revue missionnaire des Capucins suisses

Chères lectrices, chers lecteurs

Nous nous sommes ouverts au monde et à ses cultures. Notre horizon s’est élargi et nous nous enrichissions de la créativité artistique, aussi sur le plan de l’art chrétien. Dans les années 70, alors étudiant en missiologie à Rome, je me rendais le plus souvent possible dans la section des musées du Vatican réservée aux religions du monde et à l’art chrétien en ses tentatives d’inculturation pour les approcher par les yeux et le cœur.

Le pape François a dit dans une récente interview que «les jeunes Eglises nous apportent la conscience de l’inculturation. Une foi qui ne devient pas culture n’est pas une vraie foi. Et une culture qui n’est pas capable d’exprimer dans sa propre culture la foi n’est pas une culture ouverte. Le voilà le rapport entre foi et culture. L’inculturation de la foi et l’évangélisation de la culture, c’est essentiel».

Certains d’entre nous sont peut-être plus enclins à prêter plus attention au figuratif qu’au symbolique. Mais, ce qui importe, c’est le message transmis par toute création artistique, quelle qu’elle soit. La réflexion y est première. Face à une icône, par exemple, ce qui compte c’est son contenu théologique.

Dans la statuaire africaine, on ne peut faire abstraction des mythes dont on ne connaît souvent pas l’ampleur et qui pourtant nous transmet un message. Une œuvre d’art qui nous vient d’ailleurs, c’est comme une main qui nous est tendue voulant partager un vécu, un ressenti, un message. Disons-le-nous à chaque fois ! C’est comme une main tendue pour entrer en communion, ou mieux, un clin d’œil qui nous ouvre à l’autre, à l’altérité.

Il en va de même pour les œuvres que nous vous présentons dans ce numéro. Ce qui compte, c’est le message qu’elles transmettent à tout un chacun. Puissent donc ces quelques pages et photos vous émerveiller de la capacité de certains artistes à exprimer l’indicible.

Bonne lecture et bienheureuse contemplatio

Bernard Maillard