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Moi d’abord - Solidarité au lieu de l’égoïsme   

frères en marche – Revue missionnaire des Capucins suisses

Chères lectrices, chers lecteurs

«Solidarité-Egoïsme», tel est la thématique de ce numéro de Frères en Marche. La solidarité est de tous les discours ou presque. Mais il arrive parfois que même dans des actions de solidarité hautement médiatisées se cachent de l’égoïsme, de l’intérêt personnel, dans la mesure où ce qui a été donné d’une main est repris de l’autre, comme ce fut le cas de l’aide internationale après le séisme qui a frappé Haïti en 2010. Mais ce n’est pas le seul exemple. Car disons-le clairement, tout n’est pas si transparent dans les affaires.

Pourtant, en Suisse, il y a des chefs d’entreprises qui ont un vrai sens de l’éthique et qui n’ont pas honte des trois valeurs qu’ils prônent à l’égard de leurs employés, comme le respect, l’égalité et la responsabilité.

La question de la solidarité se pose aussi dans les milieux de l’Eglise dans ce sens qu’il y a de plus en plus de chrétiennes et de chrétiens qui tiennent à participer activement à ses activités et souhaitent aussi obtenir un droit de parole. Dans la vie religieuse, la question de la solidarité mérite aussi notre attention, car le vœu de pauvreté n’est porteur de sens que dans la reconnaissance de ses propres besoins.

Au sein des communautés chrétiennes, les paroles de Jésus dans l’Evangile de Mathieu au chapitre 25, 1-16 nous apprennent que la manière de voir de Jésus ne correspond pas à notre logique, mais nous porte à considérer la dimension relationnelle de nos engagements. L’abbé Maurice Zundel, un tout grand pauvre au cœur généreux, peut écrire, expérience faite: «La pleine dimension de la personne ne se déploie qu’au-delà de la sécurité, quand le Moi peut se risquer enfin à l’échange et au partage.»

«L’échange et le partage», c’est aussi le leitmotiv de Missio, dont «le dimanche de la mission universelle» nous invite chaque année à la solidarité entre communautés chrétiennes à travers le monde. Sa contribution à ce numéro nous parle des défis de la pastorale en Amazonie péruvienne. Et le Synode pour l’Amazonie vient justement répondre à la reconnaissance de ces peuplades en grand danger parce que trop exploitées, sans parler de leur environnement.

Bonne lecture et à la prochain

Bernard Maillard