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Les déchets: le point de non-retour? - Vers une société durable   

frères en marche – Revue missionnaire des Capucins suisses

Chères lectrices, chers lecteurs

Gérer les déchets de notre société de consommation, c’est une affaire commune pour une maison commune, selon notre pape François. Car il en va de la santé de notre mère la terre.
Réduire ses déchets, c’est donc un devoir citoyen qui nous oblige à une conversion urgente de nos comportements.

Que de débats autour des questions environnementales à la COP 24 à Katowice, en Pologne, en décembre 2018! Les négociations ont pris du temps pour arriver à quelques compromis économiques et politiques. Mieux vaut de petits pas que pas d’accords du tout. Pourtant, ne soyons pas aveugles ou naïfs. Est-ce que nous jouons à nous faire peur ou avons-nous conscience de notre coresponsabilité dans ces questions? D’un bout de la chaîne à l’autre, nous sommes concernés, car le monde est la terre de tous!

Les articles consacrés à la question de notre environnement et des déchets que nous produisons nous aident à en prendre une meilleure connaissance et une plus vive conscience. Notre milieu de vie est en pleine révolution. On peut dire que ça chauffe un peu partout. Il n’y a pas que le changement climatique qui nous fait réfléchir, mais également les revendications des laissés-pour-compte, gilets jaunes de France et d’ailleurs compris, traduisent les malaises de nos sociétés de consommation: l’homme se trouve de plus en plus bafoué dans sa dignité.

Nul n’est prophète dans son pays, c’est connu, mais de plus en plus de voix se font entendre aussi en Suisse. Nous sommes déjà comme pris à la gorge! Soyons donc conséquents, au nom de cette terre qui nous accueille. Elle est l’œuvre de Dieu, reflet de sa créativité et de la nôtre, devant être au service de cette dernière et de ceux et celles qui la partagent, pour le bien et le bonheur de tous. Le défi est de taille. Les saints d’Assise, François et Claire, ont un message pour aujourd’hui: la création est notre sœur. A en prendre bien note et à réagir en fonction!

En janvier dernier, des milliers de jeunes étudiants de plusieurs collèges et universités suisses ont «séché» les cours pour réclamer des politiques un engagement «immédiat» en faveur de la création. Cette initiative avait été lancée par Greta Thunberg, collégienne de 16 ans, et activiste du climat qui s’est rendue en train depuis sa Suède natale au Forum économique de Davos. La jeune fille a tancé les grands de ce monde qui s’étaient, quant à eux, déplacés en jet privé dans les Grisons pour aller débattre du climat. C’est un message fort que ces jeunes nous envoie de leur volonté de «changer la donne»! A nous tous d’agir, avant qu’il ne soit trop tard.

Bernard Maillard